Chronique Internet


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Index


Introduction


Divers
JDATE
PWOT
Absurd.org
Sky Mall
Où sortir ?
Southparkisation


Parodies de jeux de rôle
YOU STUPID BITCH !
Ask Hives anything
Freebase
Baazel the alien
The Survival guide for a zombie world
Wuthering Heights RPG
Brad : the game
JERK YOUR OWN ADVENTURE
The Simulator
The God simulator
The Kingdom of loathing


WebComics
Last Cereal
Leisure Town
Red Meat
Sluggy Freelance
Cat and Girl


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Chronique Internet
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Introduction



Ici Chris Decross, chroniqueur pour Star Scrap E-Zine; je vous souhaite la bienvenue sur cette page, qui traite de toutes sortes de choses qu'on peut trouver sur Internet.

Par «toutes sortes de choses», je fais référence à des trucs amusants et originaux. Bien entendu, on peut trouver des choses vraiment morbides, violentes et pornographiques sur Internet, mais là n'est pas le sujet de cette chronique. Nous nous retrouvons davantage dans le registre des parodies de jeux de rôle, des bandes dessinées accessibles librement sur le web et des pages complètement expérimentales.

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Chris Decross
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JDATE

2006-09-29



Non, il ne s'agit pas d'un site web d'agence de rencontre japonaise. David Wong, webmaster du site pointlesswasteoftime (cf. Chronique Internet : PWOT), est également l'auteur de John Dies at the end (JDATE). Comptant près d'une cinquantaine d'épisodes, JDATE a été écrit sur plusieurs années, l'auteur dévoilant une nouvelle partie du récit annuellement, pour l'Halloween. Contrairement à ce qui peut généralement être retrouvé sur Internet en matière d'écrits de la part de particuliers dont la plupart sont sévèrement en mal de talent ou d'inspiration, l'histoire a été jugée suffisamment intéressante (et populaire) pour être publiée. Bien que la version papier du livre existe, la version électronique peut toujours être lue gratuitement.

JDATE est un récit qui se situe à notre époque, quelque part entre l'horreur et le fantastique. L'histoire est pleine de rebondissements, les personnages sont atypiques, originaux et bien développés. Le suspense est solide, au point où il devient parfois difficile de distinguer la réalité, le paranormal, et les perceptions distordues des personnages. Quelques éléments comiques donnent une valeur ajoutée certaine à l'ensemble. Je crois sincèrement que c'est un écrit de bonne qualité qui vaut la peine d'être lu – j'ai personnellement passé de longues heures à lire JDATE.

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Chris Decross
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PWOT

2006-09-22



Le site pointlesswasteoftime (PWOT), maintenu par David Wong, comprend de très nombreuses pages au contenu léger; parfois sérieux, souvent semi-sérieux, généralement stupide. Images commentées, liens amusants, articles intéressants et montrant une certaine originalité de pensée sur la musique et les jeux vidéos, critiques, fiction, PWOT pourrait ressembler, de par son contenu, à une page web personnelle... mais dont le talent serait multiplié par mille (au moins). Un niveau élevé d'interactivité existe, ce qui crée une communauté à l'intérieur même du site, car les lecteur-trice-s publient des commentaires directement, dans un forum des plus populeux. Toutes sections confondues, ce site web est largement populaire, et figure parmi les joueurs importants du petit web alternatif. Il vaut la peine d'être visité au moins une fois, quitte à sélectionner et à ne s'attarder qu'au contenu qui importe à chacun.

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Absurd.org

2006-09-15



Si vous aimez les trucs qui sortent de l'ordinaire, je vous inviterais avec insistance à visiter absurd.org. Ce site n'est pas véritablement utile ou pertinent, mais c'est en quelque sorte de l'art par le web. Un art plutôt expérimental, bizarre, morbide, qui défie volontairement les plus élémentaires principes de l'ergonomie (i.e. c'est anti-user friendly). Chaque page se base sur un concept particulier : faux article de journal, animation interactive, récit quelconque, page personnelle sans but, très court essai, message percutant, le tout noyé dans un ensemble décoratif erratique composé de couches superposées de caractères.

De la façon dont le site est construit, le-a visiteur-euse découvre absurd.org comme il-elle tenterait de décrypter un paquet de vestiges informationnels post-apocalyptiques retrouvés par hasard. Ce vaste ensemble de pages, qui peut occuper le-a visiteur-euse pendant une bonne soirée, fonctionne essentiellement avec des hyperliens (évidents ou non). À l'image du réseau planétaire, le site étale une longue série de pages interconnectées sans organisation apparente.

Bien que le concepteur ne mette plus le site à jour depuis déjà plusieurs années, ses réalisations techniques sont encore aujourd'hui appréciables parce que créatives, simples et uniques. Elles deviennent d'autant plus intéressantes quand le-a visiteur-euse se rend compte que l'ensemble n'est constitué que de texte, d'images et d'un peu de code, sans artifice élaboré.

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Sky Mall

2006-08-25



Récemment, j'ai dû prendre l'avion pour un voyage d'affaires. Explorant avec désintérêt le compartiment à documents laissé à la disposition des voyageur-euse-s, je trouvai la revue Sky Mall. Il s'agissait ni plus ni moins d'un catalogue, effectivement celui du magasin en ligne Sky Mall. Je me suis amusé à le feuilleter, par curiosité, et ce qui devait être une longue série de publicités ennuyeuses devint rapidement très drôle.

Au fur et à mesure que je progressais dans ma «lecture» (le mot est fort -- il faudrait peut-être plus parler d'une exploration visuelle rapide), je me suis rendu compte à quel point le concept était absurde. Sky Mall se spécialise dans une collection sans fin de marchandises trop chères, versions sursophistiquées de produits conventionnels au point de l'inutilité (et on doute même parfois que cela puisse vraiment marcher...), sauf peut-être pour des bourgeois-e-s excentriques avec trop d'argent. Si quelqu'un souhaite parodier des info-publicités et manque d'inspiration, il ou elle n'a qu'à explorer ce site. La section sur les chiens est particulièrement «réussie». Ne manquez surtout pas le Bark free super pro, pour 99,95$ (un émetteur d'ultra-sons aversifs pour conditionner les chiens du voisinage à ne plus japper), le Dog off (le même concept, mais pour repousser une attaque de chien) qui, pour 49,95$, est pratiquement donné et, bien sûr, un large éventail d'abreuvoirs, dont un modèle à activation par détecteur de mouvement (89,00$).

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Où Sortir ?

2006-07-14



Si vous vous posez parfois cette question, «où sortir ?», ne cherchez plus. Le site Où Sortir ?, véritable antithèse d'un guide touristique conventionnel, répertorie un ensemble de «sorties gagnantes» dans des bars et tavernes du Québec. Les personnes associées au site visitent différents endroits et les cotent en utilisant un système de pointage sophistiqué, avec des rubriques comme «décoration», «clientèle» et «freak factor». Des photos ainsi que des commentaires très amusants sont ajoutés près du pointage; ils permettent de se faire une idée de l'ambiance de l'établissement en question.

Si les sorties dites gagnantes ne vous intéressent pas particulièrement, je vous inviterais néanmoins à aller faire un tour sur Où Sortir ? pour lire les descriptions commentées. Rendez-vous dans la section du palmarès et lisez les entrées dont le pointage atteint ou dépasse les 70%. Quelques-unes sont tout simplement uniques. C'est un authentique concentré de misère humaine.

Dans la plupart des cas, la description du bar ou de la taverne devient drôle parce qu'elle décrit les choses factuellement et que le-a lecteur-trice peut se faire sa propre idée, s'imaginer la situation dans toute sa splendeur. Par contre, il m'est arrivé de sentir de temps à autres - à tort ou à raison - un certain mépris de la part des auteur-e-s pour les personnes défavorisées qui s'amusent comme elles le peuvent, en fonction de leurs moyens limités et de leurs intérêts rustiques. À mon avis, il s'agit d'un glissement dangereux en ce sens que la situation peut être drôle (tout comme la musique présentée par MC Gilles, par exemple), mais la misère et ses conséquences, elles, ne le sont pas.

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WebComics V : Cat and Girl

2006-06-16



Cat and Girl, c'est quelques centaines de planches à propos d'une jeune fille («Girl») qui vit avec un chat («Cat»). Jusqu'ici, cela semble on ne peut plus banal. Ce n'est toutefois pas le cas. Le principal intérêt de cette bande dessinée est que Girl soulève, avec quelques personnages secondaires (surtout Grrl), des réflexions existentielles. Autre précision pertinente, le chat est anthropomorphe, c'est-à-dire qu'il agit comme un humain : il marche sur deux pattes, pense, parle... et ne saisit pas trop les points que Girl tente de lui faire comprendre avec colère et passion.

Dans les premières planches publiées sur le site, le style est un peu difficile à définir - on sent que l'intention de la personne qui dessine Cat and Girl n'est pas claire. Ce n'est pas tellement bon. Par la suite, la visée se précise graduellement, et il en résulte une bande dessinée amusante, avec du contenu intelligent, des références à la littérature et à la philosophie, et des conclusions absurdes. Chaque planche présente un thème ou un concept, prétexte à une discussion entre Girl et un ou quelques autres personnages. Certains thèmes sont récurrents, comme le passage du temps, des modes, des époques et des générations, la question de la conformité, et la pression apportée par les forces sociales.

Ce WebComic s'apparente à Last Cereal sur deux points. En premier lieu, la vocation de la bande dessinée Cat and Girl est avant tout philosophique, ce qui n'exclut pas quelques passages drôles. De plus, le graphisme est assez simple, quoique la qualité des dessins est supérieure à celle de Last Cereal - c'est beaucoup moins amateur, brouillon. La principale différence d'avec Last Cereal est que les réflexions de Girl et des autres personnages ont une portée sociale évidente. Le but est moins de nous placer dans un questionnement déconcertant, sans réponse évidente, que d'en arriver à une chute bien planifiée et divertissante.

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WebComics IV : Sluggy Freelance

2006-05-26



Peter Abrams ajoute, à chaque jour depuis 1997, une nouvelle bande à son WebComic, Sluggy Freelance. Quelques collaborateurs plus ou moins réguliers se sont ajoutés au fil des ans, et l'auteur publie aussi des dessins hors-série de temps à autres. La qualité du graphisme est très bonne, se rapprochant du calibre professionnel. Une fois par semaine, Pete Abrams publie une planche complète, en couleurs. L'auteur vend aussi une version papier de ses bandes dessinées incluant des histoires exclusives, ainsi qu'une série de produits dérivés.

Sluggy Freelance, c'est l'histoire de Torg, de ses ami-e-s (Gwynn, Riff et Zoë) et de ses animaux de compagnie (Bun-Bun et Kiki), qui vivent à notre époque. L'histoire est toujours humoristique, avec une part importante de science-fiction et de fantastique. Tous les genres sont cependant explorés, ce qui donne de multiples occasions à l'auteur de faire des clins d'oeil, voire des parodies complètes, de séries télévisées et de films connus (en fait, pas mal toute la culture populaire y passe). Les personnages vivent des aventures des plus invraisemblables, aux péripéties surprenantes, qui forment un ensemble dont le fil conducteur est plus ou moins évident au-delà de quelques thèmes récurrents.

Le récit général importe cependant assez peu puisque la visée de la bande dessinée est avant tout humoristique, et s'actualise dans une série d'histoires de longueur variable. L'auteur aborde parfois même les conflits intérieurs et les questions existentielles de ses personnages, ce qui leur donne de la profondeur et renouvelle le récit. Dans l'ensemble, c'est vraiment bien réussi, tant du côté technique, artistique, de l'histoire, que des personnages. Après un certain temps, les blagues deviennent un peu redondantes, et il faut aussi dire que c'est parfois limite côté sexisme dans le choix des dessins (sexualisation pas vraiment utile des personnages féminins de temps à autres; quelques commentaires machistes) mais, malgré cela, Sluggy Freelance demeure un WebComic des plus divertissants.

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WebComics III : Red Meat

2006-05-12



Max Cannon est l'auteur de Red Meat. Ce WebComic possède un style unique. Le graphisme est constitué d'à-plats noirs (donc monochrome), et rappelle les personnages d'annonces publicitaires des années 1950-1960. Les planches se composent invariablement de trois cases, et se ressemblent beaucoup d'une fois à l'autre. On a l'impression que l'auteur fait des copier-coller, se contentant d'ajouter quelques retouches minimes pour donner des émotions aux personnages et bonifier le récit de quelques éléments de contexte lorsque nécessaire (p.ex. habillement, arrière-plan).

L'intérêt de cette bande dessinée ne réside toutefois pas dans son graphisme, d'application répétitive mais de conception originale. Chaque planche raconte une anecdote précise, généralement macabre, souvent à partir d'une interaction entre deux personnages. En apparence normaux (p.ex. Ted Johnson est un père de famille ordinaire, Dan est le laitier du quartier) ou provenant d'on-ne-sait-où (p.ex. Mr. Bix le robot; Papa Moaï la statue voyageuse inter-dimensionnelle), ces personnages sont profondément atypiques, voire sévèrement dérangés. Si les images demeurent sobres, le texte est suggestif. En ce sens, il faut définitivement aimer l'humour noir pour apprécier Red Meat; même les titres des planches, qui reposent sur des figures de style, sont macabres.

Il existe aussi une traduction française de Red Meat. Selon moi, c'est moins bon que le format original (on perd un peu l'ambiance de la version anglophone), mais je salue cet effort bénévole de Phiip pour rendre l'oeuvre de Max Cannon accessible aux francophones.

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WebComics II : Leisure Town

2006-05-05



Le WebComic dont je parle cette semaine est Leisure Town. En fait, c'est davantage une sorte de photo-roman que une bande dessinée. L'auteur, Tristan A. Farnon, a fait un travail d'édition graphique admirable. Chaque histoire est indépendante des autres, et est composée d'entre une dizaine et une cinquantaine de planches (outre celles des sections brèves). Les personnages sont de petits jouets et des figurines placés dans photos du monde réel. Quelques retouches informatiques ajoutent à la qualité du travail.

Leisure Town, tout comme Last Cereal, est une bande dessinée au contenu existentiel. Cependant, Leisure Town met de l'avant la médiocrité et la bêtise humaine avec grande lucidité plutôt que les réflexions philosophiques. Le contenu ne serait pas approprié pour des enfants puisque des questions relatives au suicide, à la drogue, à la violence et à la sexualité sont traitées. Le résultat vise à démontrer que la vie est fondamentalement malheureuse et que nous sommes piégé-e-s : le travail est aliénant, la vie n'a pas de but, les relations interpersonnelles sont frustrantes. Les personnages sont méprisants, méchants, semi-cohérents, vulgaires, profondément perdant-e-s, et plusieurs font preuve d'un manque d'intelligence et de conscience inqualifiables. L'ensemble est pourtant présenté de façon comique (en fait, hautement sarcastique), les personnages disjonctant avec colère et violence, se situant quelque part entre la panique et la dépression.

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WebComics I : Last Cereal

2006-04-28



De nombreux-se-s auteur-e-s se servent de l'Internet pour auto-publier leurs écrits. Bien sûr, en l'absence de filtre, la qualité du produit est variable. Néanmoins, il est possible de trouver des bandes dessinées («WebComics») intéressantes sur Internet. Dans cette série d'articles, je partagerai avec vous les WebComics que je considère dignes d'intérêt.

Ce premier article porte sur Last Cereal. Il s'agit d'une bande dessinée inspirée de la vie de son auteur, Andrea B. Privitera. Typiquement, les planches se composent de quelques images, présentées de haut en bas, et racontent un événement ou contexte prétexte à une réflexion de la part de l'auteur. Le déroulement, d'une planche à l'autre, est semi-linéaire : même si chaque planche n'est pas forcément la suite de la précédente, les planches plus récentes peuvent référer à des planches antérieures.

L'illustration est brute : monochrome, avec des traits épais et du pointillisme. Malgré la grossièreté du graphisme, les images produites à l'aide des fonctions de base d'un logiciel sont originales, créatives, et se marient très bien avec le thème des histoires. Le traitement du récit repose sur une vision profondément existentialiste de la vie. Dans la vision de l'auteur, la vie est absurde, sans sens, et ce n'est finalement qu'une série d'épisodes douloureux et humiliants qui nous échappent. À la fin de chacune des planches, la chute amène une réflexion déconcertante, ou soulève des questions encore plus déconcertantes auxquelles personne n'a réponse.

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Southparkisation

2006-01-23



Cher-ère-s lecteur-trice-s,

Aujourd'hui, je vous présente un lien amusant. Le site vers lequel il pointe vous permettra de réaliser un des plus grands rêves contenus dans l'inconscient collectif des gens qui aiment l'émission South Park : avoir votre propre avatar «southparkisé».

Sur le site www.sp-studio.de, un instrument Flash mis à votre disposition vous permet de créer un personnage à l'image de ceux de South Park. Certaines restrictions s'apliquent, mais ce qui a été fait a vraiment été bien fait.

À titre d'illustration, en voici un que j'ai créé :

MC Gilles southparkisé

Des heures et des heures de plaisir !

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Parodie de jeux de rôle XI : YOU STUPID BITCH !

2005-11-08



En principe, cette onzième édition de la série Parodie de jeux de rôle est la dernière (cela demeure toutefois théorique). Le jeu sujet de ce court article se nomme YOU STUPID BITCH ! (YSB). En fait, il s'agit d'un hybride entre un sorte de jeu de société qui se joue à deux (mais pratiquement sans matériel) et un jeu de rôle.

Le site de YSB présente un ensemble de règles qui définissent le contexte du jeu, c'est-à-dire une relation de couple «réaliste». Le jeu est suffisamment bien fait pour être jouable, et l'auteur vous encourage le plus possible, tout au long de votre lecture des règles, à incarner votre personnage de façon convaincante. La première étape est de déterminer la «classe» du personnage (master, twinky, veneer, asp, fool), qui dicte directement les conditions que vous devez atteindre pour gagner (un peu comme le jeu Life, dans le fond). Partant de là, vous tirez les dés pour déterminer vos attributs de base : intimité, égo, «charisme», âge, revenu brut, bagage psychologique (traumatique), % contrôle, tolérance, rage, quotient sexuel.

Dans un «tour» de jeu, divers jets de sauvegarde doivent être effectués (avec le dé) concernant le nombre d'engueulades, la sexualité, «attaque spéciale», et ainsi de suite. Le but du jeu est d'obtenir des points dans certains domaines et de dépasser le seuil correspondant à la classe de votre personnage avant la fin du jeu, et avant que l'autre joueur n'y arrive.

Le jeu, dans l'ensemble, semble assez ennuyeux, mais les règles sont bien faites. Le contexte est original et le tout devient rapidement amusant à lire. N'oubliez surtout pas la page des variantes du jeu pour un punch final et des liens vers d'autres jeux de rôle.

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Parodie de jeux de rôle X : Ask Hives anything

2005-10-30



Dans cette parodie de jeu de rôle, Ask Hives anything, vous avez une question quelconque à poser à Hives, le domestique d'un immense manoir. Vous commencez la quête dans le hall, et vous devez trouver Hives. Pour ce faire, la page présente une mise en situation et vous choisissez une des quatre options qui vous sont offertes. Il s'agit de la formule classique du jeu dont vous êtes le-a héros-ïne.

L'aspect «parodie» de ce jeu de rôle ne se concrétise pas par des événements particulièrement drôles ou surprenants, mais plutôt par l'absurdité de la situation. Tout d'abord, la quête est profondément vide de sens puisque non seulement le but (trouver Hives pour lui poser une question) s'avère ténu, mais cette aventure devient particulièrement périlleuse, et démesurément longue. Ensuite, la probabilité de mourir à chaque tour est considérablement élevée (p = .75), et la mort survient sans qu'il ne soit possible de la prévoir (p.ex. tenter d'ignorer la sonnerie du téléphone entraîne la mort).

Dans l'ensemble, cette parodie de jeu de rôle n'est pas mauvaise, mais n'est pas géniale non plus. Là où Brad : the game présente ses principales forces, Ask Hives anything expose des faiblesses importantes. Il devient rapidement ennuyeux de mourir tout le temps, ce qui empêche le-a joueur-euse d'entrer véritablement dans l'histoire. On sent aussi que ladite histoire repose sur des éléments assez faibles, ce qui n'aide pas. Enfin, on a parfois l'impression qu'un seul choix est bon à chaque page; les possibilités de prendre des décisions et d'en arriver à des variations dans l'issue de la quête tendent vers zéro.

C'est un peu comme lire une histoire déjà écrite, avec quelques variations du script dans lesquelles le personnage principal échoue constamment.

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Parodie de jeux de rôle IX : Freebase

2005-10-02



Freebase, que je découvris quelques jours plus tôt, m'inspirait l'idée de créer cette chronique car je réalisai soudainement que je disposais de suffisamment de matériel sur le thème des parodies de jeux de rôle. Freebase comprend une structure qui parodie les jeux de rôle sans pour autant donner suffisamment d'information pour y jouer «pour vrai», quoique...

En fait, il faut préciser que Freebase vous invite à prendre une pilule, à aller vous coucher et, lors de votre réveil, à mettre le feu à votre maison. Cela rappelle bien évidemment La Matrice, d'autant plus que vous aboutirez nulle part ailleurs que dans The Real world et que vous pourrez sauvegarder la partie en appelant l'opérateur-trice dans la cabine téléphonique la plus proche.

L'aventure commence à partir de votre entrée dans ce nouveau monde, ressemblant bien sûr ÉTRANGEMENT au nôtre, qui présente une situation de grande conspiration paranoïde où vous luttez pour la survie et, bien entendu, les points d'expérience (i.e. $).

Freebase s'inspire directement de Donjons et dragons. Les personnages à votre disposition reprennent les classes typiques (i.e. guerrier-ère, mage, clerc, voleur) et les barrières entre la drogue et la pratique de la magie deviennent assez floues, pour ne pas dire confondues. Par ailleurs, notons qu'un sortilège d'invisibilité repose sur le principe selon lequel un-e témoin n'a rien vu en échange d'une centaine de points d'expérience.

Après avoir décidé de créer un personnage, vous devez aussi choisir un alignement, dont le système se base davantage sur vos convictions politiques que votre moralité (p.ex. liberal granola; conservative establishment («the man»)). Plusieurs éléments de Freebase ne sont pas sans rappeler un autre jeu de rôle (Shadowrun), cette fois-ci sérieux et particulièrement intéressant, qui se passe dans un futur relativement proche. Les personnages de Shadowrun évoluent dans un univers passablement complexe, nébuleux, à la moralité élastique.

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Parodie de jeux de rôle VIII : Baazel the alien

2005-10-01



La prochaine entrée de cette chronique sur les parodies de jeux de rôle met en vedette Baazel the alien. C'est un extra-terrestre vert avec de grands yeux, issu directement du logiciel MS-Paint. Baazel traîne sur Terre, passant son temps à boire, fumer et prendre de la drogue. Dans le genre parodie, c'est du premier degré, et c'est tout.

Le site, dont le design laisse passablement à désirer, présente une série de près d'une dizaine d'aventures dont vous êtes l'extra-terrestre sur des thèmes tous aussi ridicules les uns que les autres. Ces quêtes sont généralement de très courte durée, quelques clics vous amenant vers une fin improbable, généralement peu excitante.

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Parodie de jeux de rôle VII : The Survival guide for a zombie world

2005-09-30



La prochaine édition de cette chronique, qui porte sur le thème des morts-vivants, présente quatre jeux de rôle. Le premier, The Survival guide for a zombie world, est un document qui décrit vaguement un contexte cauchemardesque causé par l'apparition de zombies. À la limite, on pourrait considérer cela comme une parodie de jeu de rôle, mais je pense que ce n'était pas vraiment l'intention de l'auteur-e. J'inclus cette page de façon libérale parce qu'elle fait partie d'un site beaucoup plus grand sur les zombies, ce qui peut être une ressource intéressante si vous aimez les morts-vivants (ou si jamais un groupe apparaît près de chez vous).

Là où The Survival guide for a zombie world manque en vividité et en précision, Zombie : the gibbering amène des solutions. C'est-à-dire que cette structure de jeu de rôle, qui comprend passablement de détails présentés humoristiquement, vous propose de trouver des gens (plusieurs-plusieurs), de vous déguiser (en une tribu de zombies), de fabriquer des armes (en styromousse) et de vous lancer dans la mêlée. Cela suppose une logistique complexe, et un-e maître-sse de jeu qui doit superviser les opérations, l'histoire (la quête) et les combats.

Voici un extrait du guide de Zombie : the gibbering :

Skills and Description

Extra Sanity
One of the problems associated with being a flesh eating zombie is the stress it can cause on your dead brain. In extreme cases you can 'loose-it-completely' and fade away and become a wandering spirit. Extra Sanity Points help to protect you from the undead equivalent of living in the suburbs. You may 'buy' this skill as often as you like.

Pour les zombies et les post-apocalyptiqueux-ses de salon désireux-ses de jouer les zombies sans se salir les mains, vous avez une alternative : Urban dead. Ce jeu de rôle, qui fonctionne un peu comme The Kingdom of loathing (vous vous inscrivez et jouez des tours en ligne avec de nombreux-ses autres joueurs-euse-s), n'est pas tout à fait une parodie. Toutefois, les éléments des films d'horreur classiques furent repris dans le jeu, ce qui devient immédiatement amusant. Le jeu, complet, fonctionne bien, et vous pouvez en trouver une description très détaillée sur Monkey filter. Vous jouez dans un monde où luttent des humains (de différentes classes) et des zombies (incluant un important système d'habiletés et de points d'expérience), et vous pouvez incarner un-e membre de l'un ou l'autre groupe. L'utilisation d'une interface web élimine les problèmes de logistique rencontrés dans Zombie : the gibbering.

Un autre site, qui semble en fait avoir inspiré Urban dead, place les joueur-se-s dans un monde de vampires. Il s'agit de Ravenblack's vampires ! The Dark alley.

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Parodie de jeux de rôle VI : Wuthering Heights RPG

2005-09-27



Je découvrais récemment Wuthering Heights RPG. C'est une structure de jeu de rôle (relativement parodiée) plutôt qu'une véritable parodie. Il faut voir cela avant tout comme un document, et non un site web interactif, mais un document néanmoins assez détaillé pour que quelqu'un puisse s'en servir pour jouer une partie réelle. Des règles précises sont fournies; ainsi, chaque personnage doit jouer le dé pour savoir de quel-s problème-s il-elle est affublé-e (p.ex. you play the bagpipe (1 hour a day); you are a poet (4 hours a day); you dress improperly).

L'intrigue se situe dans le contexte historique de la petite aristocratie du dix-neuvième siècle, en plein dans le romantisme dramatique des âmes déchirées. Une sorte de roman d'époque, si on veut, avec de l'amour, des arts, des duels, mais avec un déroulement relativement rapide. Dans cet univers, tout le monde a des problèmes anxio-dépressifs assez sévères et les quêtes, peu aventureuses, se terminent généralement avec des meurtres, des maladies ou des suicides malheureux.

Vous pouvez trouver un exemple (en français) de tragédie (quête) sur le site de l'auteur. En voici un court extrait (on croirait VRAIMENT un soap) :

En mars 1821, Vincent Tinelle arrive en effet au village et entame son travail long et ingrat. Cet individu tourmenté n'a repris que depuis peu le métier de son père et passe plus de temps à lire qu'à prendre les mesures nécessaires. Depuis la mort de son père son amour pour sa mère est devenu plus fort, plus enflammé encore qu'il n'était et cette séparation est un enfer pour lui. Il ne trouve le réconfort que dans des vers qu'il lui envoie chaque jour et le repos que dans l'opium qu'il consomme quotidiennement.

Vincent Tinelle... bordel de merde.

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Parodie de jeux de rôle V : Brad : the game

2005-09-26



Pour cette cinquième édition de la chronique sur les parodies de jeux de rôle, voici un immense classique, Brad : the game. Il s'agit d'un site d'une ampleur assez considérable, contrairement à la plupart des autres présentés ici. Quelqu'un peut passer beaucoup de temps à s'amuser là puisque il existe un grand nombre de fins possibles.

En plus du jeu en tant que tel, le site présente les personnages, un contexte et plusieurs autres faits qui permettent de mieux comprendre dans quel univers on plonge. Brad : the game comprend un certain niveau d'interactivité, mais pas comme The Kingdom of Loathing; on reste dans le registre des sites web dont vous êtes le héros (ici, vous êtes Brad).

Bradford Powell Jr. («Brad»), c'est un très, très grand fini. En fait, c'est d'abord et avant tout un personnage fictif. Quelqu'un a créé tout un monde, une sorte de «jeu dont vous êtes le héros». Ce monde gravite autour du quotidien d'une famille et d'un voisinage d'une petite ville américaine.

Brad est un fini parce que c'est un individu bizarre, de 40-50 ans environ, qui n'a à son actif à peu près aucune réalisation. Bref, c'est un grand perdant qui vit parmi d'autres grands perdants (surtout son meilleur ami, Merv). Il passe le plus clair de ses journées dans le sous-sol, chez son père. Il déambule en caleçons dans la ville, et il lui arrive toutes sortes de choses ridicules et incroyables, comme vous pourrez le constater si vous décidez d'aller jouer. Brad incarne les bas-fonds, la fixité; en fait, c'est un vieux fini avec le mode de vie d'un adolescent très, très attardé. Sa conscience de soi et ses talents sont assez limités, ce qui devient rapidement drôle.

Bien qu'il soit indubitable que Brad constitue un fini de première classe, mes sentiments à l'égard du jeu sont mitigés. D'une part, le travail réalisé est assez remarquable, d'autant plus que certaines avenues qu'une personne peut prendre sont volontairement incompatibles (p.ex. si vous choisissez l'option A, vous aboutissez dans une certaine circonstance, mais si vous choisissez l'option B, ce qui se produit est complètement différent et impossible d'après les données que l'option A vous donne -- et, règle générale, vous êtes piégé et avez fait quelque chose de pas fort dans les deux cas). De plus, le nombre de références subtiles à la culture populaire que contient Brad : the game est assez phénoménal. Dans l'ensemble, le site web témoigne d'une grande créativité de la part de son auteur.

Plusieurs thèmes sont récurrents, parfois assez lourds, et traités de manière banale. C'est le côté qui, si naïvement drôle, peut rapidement virer complètement malade. Ces thèmes touchent l'humour de premier degré mal employé, l'homosexualité, la sexualité, les relations familiales, voire même la pédophilie et l'inceste.

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Parodie de jeux de rôle IV : JERK YOUR OWN ADVENTURE

2005-09-25



Celle-là est passablement trash, et de mauvais goût. Il s'agit de JERK YOUR OWN ADVENTURE. Vous incarnez un homme dont le but très proximal est de se satisfaire sexuellement lui-même. La quête vers cette véritable séance de crosse dont vous êtes le héros vous amènera dans les tréfonds de votre appartement, où vous découvrirez de nouvelles façons d'échouer une tâche aussi minimale en vous causant plus de douleur qu'il n'en faut. Pendant ce temps, le site web vous injurie et s'amuse à vos dépens : vous êtes vraiment un minable.

Cette aventure, légèrement plus élaborée que The Simulator, ne dure toutefois pas longtemps (c'est un élément supplémentaire de réalisme). Bien que moins linéaire, il n'en demeure pas moins que le but est relativement facile à atteindre et qu'on y parvient généralement en quelques clics. JERK YOUR OWN ADVENTURE se distingue aussi des autres parodies de jeux de rôle par son profond manque de but et de contenu pertinent. C'est une caricature brute de premier degré à couleur sexuelle.

Note. Ce n'est pas visuellement pornographique ou particulièrement explicite. C'est seulement vulgaire.

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Chris Decross
Chris Decross

Parodie de jeux de rôle III : The Simulator

2005-09-24



La parodie de jeux de rôle que je vous présente aujourd'hui se nomme The Simulator. Tout comme The God simulator, les possibilités demeurent assez limitées et le déroulement, presque parfaitement linéaire. Nul besoin d'inscription ou de création de personnage. Tout est déjà préparé d'avance.

Le jeu vous fait vivre une journée banale dans une existence toute aussi peu intéressante. The Simulator présente comme principal thème la récurrence et la régularité d'une vie commune. Il devient donc difficile de parler d'un «jeu», et encore moins d'un «jeu dont vous êtes le-a héros-ïne». Bref, c'est réaliste, mais dépourvu en rebondissements, et on fait le tour très rapidement.

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Chris Decross
Chris Decross

Parodie de jeux de rôle II : The God simulator

2005-09-23



Dans l'esprit de continuer cette chronique sur les parodies de jeux de rôle, je vous présente maintenant The God simulator. C'est encore une fois interactif, mais beaucoup moins élaboré que The Kingdom of Loathing.

En gros, vous jouez le rôle de Dieu (version chrétienne) dans une perspective de «site web dont vous êtes le-a héros-ïne». Le jeu est basé sur les saintes écritures. C'est amusant, mais on fait le tour très rapidement. Le jeu illustre le paradoxe d'un Dieu omnipotent qui prend malgré tout de mauvaises décisions. Cela va dans le sens des thèses athéistes, absurdistes et existentialistes.

The God simulator est original, mais reste assez minimaliste. De plus, le niveau de défi tend dangereusement vers zéro puisque vous êtes omnipotent.

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Chris Decross
Chris Decross

Parodie de jeux de rôle I : The Kingdom of loathing

2005-09-22



Les jeux de rôle, vous connaissez ? Ce sont des jeux qui, prenant différentes formes, du livre dont vous êtes le héros au système Donjons et Dragons en passant par les jeux de console et en ligne, vous permettent d'incarner un personnage fictif et d'évoluer dans un univers plus ou moins fantaisiste ou reconstitué.

Au cours de mes pérégrinations sur le web, je suis tombé plus ou moins par hasard face à face avec quelques pages qui parodiaient les jeux de rôle. Moi-même un ancien amateur de jeux de rôle (et encore parfois à l'occasion), je considère que de visiter ces pages fut amusant. Constatant récemment que j'en avais suffisamment pour faire quelque chose avec tout cela, je me suis décidé à écrire dur le sujet. Vous trouverez donc une description de chacune de ces parodies dans les articles qui suivent, liens et exemples à l'appui.

En grande première, je vous présente The Kingdom of loathing. Cet hyperlien nous vient directement d'un proche camarade, qui constitue une part importante de mon lectorat. Je lui dédie donc cette première chronique (quel non événement).

The Kingdom of loathing est un véritable jeu de rôle. Il est possible de jouer en ligne en s'inscrivant sur le site web. Là ou l'aspect «parodie» se manifeste, c'est dans le traitement. L'aventure commence par la construction d'un personnage (représenté par un stickman assez sommaire) qui appartient à une classe ou à une autre (p.ex. Accordion Thief). Au cours du jeu, on peut s'aventurer dans divers donjons, notamment The Orcish frat house.

C'est de l'humour de premier degré, mais c'est vraiment bien, dans le genre : tous les éléments qui doivent être drôles le sont, avec une touche absurde très évidente. Bref, c'est percutant : les idées sont bonnes et nous arrivent en rafale.

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